« La notion de relation vient du fait que les peuples, les cultures, les civilisations se rencontrent aujourd’hui dans le grand phénomène de mondialisation. Indépendamment de ses dimensions économique, capitaliste, financière, ce grand phénomène de mondialisation constitue la rencontre de sensibilités, d’imaginaires et de décomposition des absolus identitaires culturels. Il s’agit d’un phénomène très particulier que Glissant a appelé la “mondialité” et qui est animé par cette idée que nous sommes désormais en relation. C’est-à-dire qu’on ne peut pas penser un phénomène culturel même un “objet passeur” sans cette perspective d’une mise en relation avec d’autres présences dans le monde. La notion de relation est une notion absolument fondamentale. Cela change beaucoup de choses quant à la perception du territoire, quant à la perception d’une identité, quant à l’esthétique. C’est avec cela aujourd’hui que je fonctionne et que j’essaie de comprendre un certain nombre de choses. » 
entretien avec Patrick Chamoiseau mené par Patrick Beaucé, Jean-Marc Bullet, Valérie John, Sonia Tourville in Milieux et Créativités, sous dir. Jehanne Dautrey, Les Presses du réel, 2016
La lecture de l'entretien avec Patrick Chamoiseau dont est extraite cette longue citation a été une telle révélation, correspondait tellement à notre façon d'appréhender les expressions culturelles, qu'i était évident de s'appeler l’Objet Passeur. 
Au delà de la référence à ces propos de Patrick Chamoiseau, la volonté d’être des passeurs et des passeuses, passeurs d'histoire, passeuses de mémoire et de cultures, est l’essence de notre pratique. Elle implique une grande attention à l'autre, une poésie de l’instant et une exigence intellectuelle nourrie de lectures et d’écoutes.   
L’Objet Passeur s’inscrit dans un système écologique et donc inclusif. C’est pourquoi , le choix de l’écriture inclusive dans l’ensemble de nos
productions, se fait notamment par : L’emploi du point médian – comme dans « porteur.euses de projet » –l’application de la règle de la proximité selon
laquelle l’accord de l’adjectif ou du participe passé se fait avec le nom le plus proche,  l’emploi de pronoms épicènes ,comme pour « iels ». 
Nous restons confiant.es sur le fait que, si vous réussissez à lire une apostrophe et un e dans l’o, comme dans « l’œuvre », vous êtes tout à fait capable de cette petite gymnastique inclusive.

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